Comité de suivi
Son rôle
Faire un plan de relance, c'est bien mais pas suffisant. En suivre l'exécution, le piloter, est nécessaire à sa réussite. Le gouvernement s'est appliqué à lui-même cette exigence en créant le comité de suivi du plan de relance dans sa partie essentielle, la commande publique. Il s'agissait en effet d'évaluer le plus précisément l'état des investissements du Pays et de mesurer la progression de l'application de ce programme.
Autour du Président de la Polynésie française qui est aussi le président du comité, du ministre de l'économie, plusieurs ministres, le directeur du cabinet du président, les représentants de la direction du budget dont sa directrice de service, etc., restituent et analysent les chiffres. A commencer par ceux, essentiels, des taux de liquidation des crédits d'investissements, globalement et par ministère.
Rapidement, la direction du budget qui assure le secrétariat permanent du comité a classé les opérations d'investissements publics du plan de relance en trois catégories : feux vert, feux orange et feux rouge selon que ces opérations se déroulent sans difficultés ou que des obstacles viennent ralentir voire stopper le processus.
Lever les obstacles
Le président du comité a arrêté un principe essentiel : mobiliser les énergies avant tout sur les opérations qui ont toutes chances de démarrer rapidement et de se dérouler à un bon rythme.
Selon cette même logique, le collectif budgétaire n°2 adopté le 14 août 2009, va permettre d'accélérer encore ces opérations "feux verts" en y réaffectant des crédits jusque là inemployés.
Au sein du comité de suivi, les débats sont francs et ouverts : la priorité, c'est l'efficacité. L'identification des freins au bon déroulement des actions par le comité technique permet de gagner encore du temps.
Mais la concertation n'est pas oubliée pour autant. Derrière chaque comité de suivi, est organisée une séance à laquelle sont invitées les organisations représentatives du patronat et des salariés. Lieu de dialogue et d'échanges, ce comité grand format permet aussi au gouvernement de s'inspirer des demandes exprimées ou de mieux être informé de problèmes "terrain" qui pourraient lui échapper.
Ainsi le pilotage du plan de relance a-t-il bien intégré la dimension communication, essentielle à une bonne compréhension de la politique de soutien à l'économie en ces temps de crise.